Un travail au long cours dans les Balkans

Depuis de nombreuses années, je vais dans les Balkans : Bosnie-Herzégovine, Serbie, Kosovo, plus rarement Croatie et Albanie. Lorsque je travaillais dans les ONG, tout était détruit et l’avenir était incertain ‘là-bas’. Les choses ne sont pas plus sûres ou réjouissantes aujourd’hui mais elles sont devenues incertaines ‘ici’ et ailleurs, réchauffement climatique aidant. Je continue à m’y rendre. Et je m’y sens bien aujourd’hui comme hier. Mon regard change, nos rapports se transforment. Une vraie relation vivante.

Depuis que la guerre est finie (film en production)

Avec Antoine Jaccoud – mon co-réalisateur – et notre équipe de choc, on tourne et retourne à Višegrad, dans l’Est de la Bosnie, 2019. Et j’adore ça.

© Amel Djikoli
© Antoine Jaccoud

Memory Lab

Memory Lab est un réseau d’échanges européens sur la manière de raconter, de transmettre (par l’écrit, la muséographie ou par l’image) les crimes de masse du XXème siècle. Chaque année, nous visitons ensemble un pays afin d’explorer comment il raconte et assume son histoire. Au sein de Memory Lab, je ne filme pas. Je prends des photos, je discute, j’échange, j’enquête. Je me ressource.

http://www.memorylab-europe.eu/

Exploring hidden history (2016)

Des jeunes d’Allemagne, de France, de Bosnie et de Serbie sont partis ensemble, encadrés par 4 associations, sur les routes de Serbie et de Bosnie pendant 10 jours. Peu à peu, en visitant les lieux (Belgrade, Srebrenica, Prijedor) et en rencontrant les témoins, ils découvrent que l’histoire peut être encore brûlante. Je les ai suivis et j’ai réalisé un film à la demande de YIHR de Bosnie, Na Pola Puta de Serbie, le Max Mannheimer Studienzentrum d’Allemagne et le CCFD-Terre Solidaire de France. Le voici :

No Name (2011)

En 2011, je me suis formée à la réalisation documentaire aux Ateliers Varan. J’y ai réalisé mon premier film documentaire No name. Milomir Kovaćevič est photographe originaire de Sarajevo. Il vit à Paris depuis qu’il a dû fuir son pays pendant la guerre. Je l’ai suivi dans ses déambulations parisiennes en cherchant à rendre visibles les traces de son passé. Pour voir le film en français :

Pour voir la version bosnienne du film, c’est ici : https://vimeo.com/juliebiro/noname-bcs